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02Partie 1 : Grammaire de la phrase★★★ Tombe chaque annéeCycle 4 + lycée

Fonctions syntaxiques

Identifier le rôle de chaque mot ou groupe dans la phrase : la question du tableau nature + fonction.

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Comprendre

Avant de commencer

Identifier une fonction, c'est comprendre le rôle d'un mot ou d'un groupe dans la phrase. Il n'y a pas de hasard : on suit toujours le même chemin, presque comme un algorithme, jusqu'à ce que les réflexes deviennent automatiques. Face à un groupe souligné, demandez-vous d'abord s'il dépend du verbe, d'un nom ou de l'ensemble de la phrase, puis affinez : sujet, complément du verbe, attribut, complément circonstanciel… Cette fiche porte sur la fonction ; la nature a été travaillée dans la notion 1.

Nature et fonction : à ne pas confondre

La nature d'un mot ou d'un groupe correspond à ce qu'il est : nom, verbe, adjectif, groupe nominal… Elle est stable et ne change pas selon la phrase (voir la notion 1).

La fonction syntaxique, elle, correspond à son rôle dans la phrase : sujet, complément, attribut… Elle dépend du contexte et peut varier. Un même groupe nominal peut par exemple être sujet dans « Le chat dort » et COD dans « Je regarde le chat ». Au concours, la réponse complète donne toujours les deux : nature ET fonction.

Les fonctions liées au verbe

Ces fonctions se définissent par rapport au verbe. Pour les mémoriser, on peut les ranger dans cet ordre : qui commande le verbe (sujet), ce que le verbe complète (COD, COI, COS), ce qu'il attribue (attribut du sujet ou du COD), ce qui agit au passif (complément d'agent), puis les circonstances (CC).

Sujet
4 sous-classes
De qui ou de quoi parle la phrase. Toujours en lien avec le verbe, qu'il commande en personne et en nombre.

TestEncadrement « c'est… qui » : « C'est le chat qui dort ».

PiègeSujet postposé (inversé) fréquent en poésie : « Monte une humble flamme » → « une humble flamme » est sujet, pas COD.

COI
3 sous-classes
Complément d'objet indirect : complète un verbe transitif indirect, introduit par une préposition (à, de).

Test« à / de qui ? quoi ? ». Pronominalisation : à + personne → lui/leur · de + chose → en · à + lieu → y. Passif impossible.

PiègeCertains pronoms personnels placés avant le verbe cachent la préposition : « m' » dans « Tu m'as menti » est COI, car on dit « mentir à quelqu'un ».

Attribut du sujet
4 sous-classes
Qualité ou identité attribuée au sujet par l'intermédiaire d'un verbe d'état (être, paraître, sembler, devenir, rester, demeurer, avoir l'air, passer pour).

TestRemplacer par « être + adjectif » : « Il semble fatigué » équivaut à « Il est fatigué ».

PiègePour avoir un attribut du sujet, il faut un verbe d'état qui relie le sujet à une qualité ou une identité : « Il semble fatigué ». Sans ce verbe d'état, l'adjectif est une épithète : « Fatigué, il rentre ». Attention aussi à l'attribut du COD : il ne qualifie pas le sujet, mais le COD. Exemple : dans « Je trouve ce livre intéressant », « intéressant » qualifie « ce livre » (COD), pas « je ».

Complément d'agent
2 sous-classes
Dans une phrase à la voix passive, groupe qui indique qui accomplit l'action subie par le sujet.

TestTransformer au passif puis revenir à l'actif : « La souris est mangée par le chat » → « Le chat mange la souris ». « Le chat » accomplit l'action : c'est le complément d'agent.

PiègeTous les groupes introduits par « par » ne sont pas des compléments d'agent. Dans « Il passe par Paris », « par Paris » indique le lieu : c'est un CC. Le complément d'agent apparaît avec un verbe au passif et correspond au sujet de la phrase active.

COD
5 sous-classes
Complément d'objet direct : complète un verbe transitif direct, sans préposition.

Test« qui ? / quoi ? » sans préposition. Pronominalisation par le/la/les. Passif souvent possible (« une pomme est mangée »).

PiègeVerbes faussement directs : obéir À, nuire À, ressembler À, pardonner À. Ils sont en réalité transitifs indirects (COI).

COS
2 sous-classes
Complément d'objet second : le second complément quand un COD et un COI coexistent.

TestSchéma verbe + COD + COS. Le COS répond à « à qui ? » en présence d'un COD.

PiègeRare au concours. Ne pas le confondre avec un COI seul : le COS suppose un COD à côté.

Attribut du COD
3 sous-classes
Qualité attribuée au COD par un verbe factitif ou déclaratif (trouver, juger, croire, estimer, nommer, élire, rendre).

Test« COD + être + attribut » : « Je le crois sincère » donne « il est sincère ».

PiègeNe pas confondre avec l'épithète liée : la nuance est fine. Dans « Je trouve ce livre intéressant », « intéressant » est attribut du COD, car il apporte une information sur le COD « ce livre » par l'intermédiaire du verbe « trouve ». Dans « un livre intéressant », « intéressant » est épithète liée : il appartient directement au groupe nominal « un livre intéressant », sans passer par un verbe.

Complément circonstanciel (CC)
4 sous-classes
Précise les circonstances de l'action : temps, lieu, manière, cause, but, conséquence, condition, concession, moyen, accompagnement.

AstuceTypes fréquents : temps (quand ?), lieu (où ?), manière (comment ?), cause (pourquoi ? à cause de quoi ?), but (dans quel but ?), condition (à quelle condition ?), concession (malgré quoi ?), moyen (avec quoi ?).

TestDouble test : mobilité en tête de phrase ET suppression sans rendre la phrase incorrecte. Les deux doivent fonctionner.

PiègeUn complément non supprimable n'est pas un CC libre mais un complément essentiel : « Il habite à Paris » (« Il habite » seul est bancal).

Les fonctions dans le groupe nominal

Ces fonctions précisent un nom à l'intérieur du groupe nominal, ou se rattachent à un nom ou à l'interlocuteur. Complément du nom, épithète et apposition sont aussi étudiés comme expansions du nom dans la notion 3 sur le groupe nominal : ici, c'est leur fonction qui nous intéresse.

Complément du nom (CDN)
4 sous-classes
Expansion du groupe nominal : précise ou détermine le nom noyau. Toujours à l'intérieur du GN.

TestNon mobile hors du GN : « De Pierre le livre » est impossible.

PiègeNe pas confondre avec le CC : « Il part avec courage » (CC, mobile) n'est pas « un acte de courage » (CDN, non mobile). Même préposition, deux fonctions : « de Paris » est CDN dans « la gare de Paris », CC dans « Elle revient de Paris ».

Apposition
2 sous-classes
Groupe nominal mis en relation avec un nom ou un pronom, séparé par une virgule, et qui désigne la même réalité.

TestEntre virgules, supprimable, et désigne la même réalité que le nom.

PiègePour un adjectif détaché (« Paul, ravi, sourit »), on retient le terme épithète détachée ; certaines grammaires l'appellent apposition de l'adjectif : les deux désignent la même fonction et sont admis. À distinguer du CDN (pas de virgule) et de l'apostrophe (qui interpelle sans lien syntaxique).

Épithète
5 sous-classes
Adjectif (ou participe) rattaché à un nom. Liée : accolée au nom, sans virgule. Détachée : séparée par une virgule, mobile.

TestY a-t-il un verbe d'état entre le nom et l'adjectif ? Non → épithète. Oui → attribut.

PiègeSans verbe d'état entre le nom et l'adjectif, c'est une épithète, jamais un attribut du sujet.

Apostrophe
3 sous-classes
Groupe qui interpelle l'interlocuteur. Aucun lien syntaxique avec la phrase.

TestSupprimable sans altérer la phrase. Isolée par une virgule ou un point d'exclamation.

PiègeN'a aucune fonction syntaxique : il faut le signaler explicitement. À ne pas confondre avec l'apposition, qui a un lien avec un nom.

Tester une fonction : un exemple complet

Les tests servent surtout quand plusieurs analyses semblent possibles. On part d'une phrase, on isole le groupe à analyser, puis on vérifie son rôle par manipulation. Exemple de départ : « Le soir, les enfants regardent un film. »

Groupe à analyserManipulation utileConclusion
« les enfants »Encadrement : « Ce sont les enfants qui regardent un film. » Le groupe commande aussi l'accord du verbe.Sujet du verbe « regardent ».
« un film »Question après le verbe : les enfants regardent quoi ? « un film ». Pronominalisation : « Les enfants le regardent. »COD du verbe « regardent ».
« Le soir »Déplacement et suppression : « Les enfants regardent un film le soir » ; « Les enfants regardent un film ». La phrase reste correcte.Complément circonstanciel de temps.
Le test de la question ne suffit pas toujours. Dans « Il habite à Lyon », « à Lyon » répond à « où ? », mais il n'est pas supprimable : « Il habite » est incomplet. Ce n'est donc pas un CC libre, mais un complément essentiel de lieu.
Cas très fréquent au concoursla fonction du pronom relatif

Le jury demande très souvent la fonction de qui, que, dont, où. Sa nature est pronom relatif ; sa fonction se trouve dans la proposition subordonnée relative, jamais dans la principale. La méthode est toujours la même : on dépronominalise, c'est-à-dire qu'on remet l'antécédent à la place du pronom dans la subordonnée, puis on lit la fonction du groupe obtenu. La subordonnée relative elle-même est travaillée dans la notion 5 sur la phrase complexe.

On dépronominalise, puis on lit la fonction
PronomOn le remplace par…Fonction la plus fréquenteExemple dépronominalisé
quil'antécédent, devant le verbeSujet du verbe de la relative« l'homme qui parle » → « l'homme parle » → sujet
quel'antécédent, après le verbeCOD du verbe de la relative« le livre que je lis » → « je lis le livre » → COD
dontde + l'antécédentCOI, CDN ou complément de l'adjectif (selon le mot complété)« la maison dont je rêve » → « je rêve de la maison » → COI
dans / à + l'antécédentCC de lieu ou de temps« la ville je vis » → « je vis dans la ville » → CC de lieu
À ne pas oublier : le complément de l'adjectif. Quand de dépend d'un adjectif et non d'un nom, la fonction est complément de l'adjectif, pas CDN : « il est fier de son travail » → complément de l'adjectif fier ; « las de ne plus croire » → complément de l'adjectif las.
Les fonctions en un coup d'œil
FonctionElle se rattache à…Question / test décisifExemple (groupe en gras)
Sujetau verbe (qu'il commande)Encadrement « c'est… qui »« Le chat dort »
CODau verbe, sans prépositionqui ? quoi ? + pronom le/la/les« Elle mange une pomme »
COIau verbe, préposition à / deà/de qui ? quoi ? + pronom lui/y/en« Il pense à ses vacances »
COSau verbe, 2ᵉ complément« à qui ? » en présence d'un COD« Il offre des fleurs à sa mère »
Attribut du sujetau sujet, via un verbe d'étatRemplacer le verbe par « être + … »« Il semble fatigué »
Attribut du CODau COD, via trouver/croire/élire…« COD + être + … »« Je le crois sincère »
Complément d'agentau verbe passif (par / de)Repasser à la voix active« mangée par le chat »
Complément circonstancielà la phrase (circonstance)Mobile ET supprimable« Demain, il part »
Complément du nom (CDN)à un nom, dans le GNNon mobile hors du GN« le livre de Pierre »
Épithèteà un nom (adjectif)Adjectif lié ou détaché, sans verbe d'état« une maison bleue »
Appositionà un nom (entre virgules)Désigne la même réalité, supprimable« Hugo, grand poète, … »
Apostropheà l'interlocuteur (interpelle)Supprimable, hors syntaxe« Mes amis, écoutez-moi »
Le piège de la ficheTrès fréquent

Piège n°1 · Sujet inversé non identifié

On croit : Dans « Monte en moi une humble flamme », « une humble flamme » est analysé comme COD.

En réalité : « une humble flamme » est le sujet du verbe « monte » : le sujet est postposé (placé après le verbe).

Toujours tester l'encadrement, même quand le sujet est après le verbe : « C'est une humble flamme qui monte en moi ».

Le piège de la ficheTrès fréquent

Piège n°2 · COD / COI : la préposition absorbée

On croit : Dans « Tu m'as menti », « m' » est analysé comme COD.

En réalité : « mentir À quelqu'un » est un verbe transitif indirect : « m' » est donc COI.

Remplacer le pronom par le GN : « Tu as menti à moi » fait apparaître la préposition, donc COI. Les pronoms personnels placés avant le verbe (m', t', lui…) peuvent cacher cette préposition.

Le piège de la ficheTrès fréquent

Piège n°3 · Épithète détachée confondue avec attribut du sujet

On croit : Dans « Elle souriait, muette, heureuse », « muette » est analysé comme attribut du sujet.

En réalité : C'est une épithète détachée : il n'y a pas de verbe d'état entre « elle » et « muette ».

Y a-t-il un verbe d'état (être, sembler, paraître…) entre le sujet et l'adjectif ? Non → épithète détachée. Oui → attribut du sujet.

Le piège de la fichePiège subtil

Piège n°4 · CC non supprimable confondu avec CC mobile

On croit : Dans « Il habite à Paris », « à Paris » est analysé comme CC de lieu supprimable.

En réalité : « Il habite » seul est bancal : « à Paris » est un complément essentiel de lieu (non supprimable).

Double test, mobilité ET suppression. Si l'un échoue, ce n'est pas un CC libre mais un complément essentiel.

Le piège de la ficheSouvent oublié

Piège n°5 · L'apostrophe n'a pas de fonction syntaxique

On croit : Dans « Tu m'as menti, vieil imposteur », « vieil imposteur » est analysé comme COD ou apposition.

En réalité : C'est une apostrophe : elle interpelle l'interlocuteur et n'a aucun lien syntaxique avec la phrase.

Supprimer le groupe : « Tu m'as menti » reste complet, donc apostrophe. Toujours signaler qu'elle est hors syntaxe.

Ce que ça donne à l'école primairele regard du futur enseignant

Cycle 1 (maternelle) : aucune terminologie syntaxique. Les élèves comprennent à l'oral « qui fait quoi » dans une phrase simple (qui fait l'action, sur quoi elle porte). C'est le socle implicite du futur repérage du sujet et du complément.

Cycle 2 (CP-CE2) : on installe le sujet et le verbe par manipulation (déplacer, remplacer par un pronom, encadrer par « c'est… qui »). Les élèves repèrent « de qui ou de quoi on parle » (le sujet) et « ce qu'on en dit » (le verbe et son groupe).

Cycle 3 (CM1-6e) : la phrase s'analyse en sujet, prédicat (ce qu'on dit du sujet, autour du verbe), puis complément de phrase (déplaçable et supprimable, équivalent du CC) et complément du verbe (non déplaçable, équivalent du COD/COI). On introduit aussi le complément du nom et l'attribut du sujet. Les attendus par cycle figurent dans les programmes de français en vigueur.

Ce que vous devez savoir dire : « À l'école, on ne parle pas tout de suite de COD ou de COI : on construit d'abord le couple sujet / prédicat au cycle 3, puis on distingue le complément de phrase (déplaçable, supprimable) du complément du verbe (lié au verbe). Le métalangage du concours (COD, COI, CC, attribut) prolonge et précise ces repères construits dès le cycle 2 par la manipulation. »

Méthode

Une fonction se trouve par étapes, jamais au feeling

Le jour du concours, la consigne est presque toujours la même : « Donnez la fonction du mot ou du groupe souligné. » On suit alors un chemin unique : d'abord situer le groupe (dépend-il du verbe, d'un nom, ou interpelle-t-il quelqu'un ?), puis tester par une manipulation (encadrement, question, pronominalisation, déplacement ou suppression), enfin rédiger la réponse en donnant toujours la nature ET la fonction, justifiées par le test. Chaque démarche ci-dessous est déroulée de bout en bout sur un seul exemple, jusqu'à la phrase à recopier le jour J.
MéthodeLa démarche complète : situer, tester, rédiger
Question typique : « Donnez la fonction du groupe souligné : Le soir, les enfants regardent un film. »
1
Situer le groupe. Se rattache-t-il au verbe, à un nom, ou interpelle-t-il quelqu'un ? Ici, un film complète le verbe regardent : on cherche donc une fonction liée au verbe (sujet, COD, COI, attribut, complément d'agent ou CC).
Le soir / les enfants / regardent / un filmun film dépend du verbe regardent.
2
Poser la question après le verbe. Sans préposition → piste COD ; avec à ou de → piste COI.
« les enfants regardent quoi ? » → un film, sans préposition → piste COD.
3
Confirmer par un test. Pour un COD : pronominalisation par le / la / les, et passif souvent possible.
« Les enfants le regardent » → pronominalisation par le → COD.
« Un film est regardé par les enfants » → passif possible → COD confirmé.
Le geste décisif : c'est la préposition (ou son absence) qui sépare le COD du COI, pas le sens du verbe.
Vérif
Écarter les autres pistes. un film n'est pas mobile en tête de phrase comme le serait un CC (Le soir, lui, l'est) et ne dépend d'aucun nom : la piste COD est la seule qui résiste aux tests.
Réponse
Réponse attendue (formulation modèle) : « un film est un groupe nominal, COD du verbe regardent : il complète directement le verbe (les enfants regardent quoi ? un film), sans préposition, et se pronominalise par le (les enfants le regardent). »
MéthodeTrancher entre COD, COI et complément essentiel
Question typique : « Donnez la fonction du groupe souligné : Il téléphone à sa mère tous les dimanches. »
1
Situer le groupe. à sa mère complète le verbe téléphone : c'est une fonction liée au verbe. La préposition à écarte d'emblée le COD, qui est toujours direct (sans préposition).
« il téléphone à qui ? » → à sa mère → complément construit avec à.
2
La préposition est-elle imposée par le verbe ? Le verbe se construit téléphoner à quelqu'un : la préposition appartient à la construction du verbe → piste COI.
téléphoner à quelqu'un → la préposition fait partie du verbe → piste COI.
3
Confirmer par la pronominalisation. Un COI en à + personne se remplace par lui / leur ; le passif est impossible.
« Il lui téléphone » → pronominalisation par lui → COI confirmé.
Passif impossible (à sa mère est téléphonée est agrammatical).
Piège à éviter : ne pas confondre avec le complément essentiel de lieu. Dans Il habite à Paris, à Paris n'est ni pronominalisable par lui, ni supprimable (Il habite est bancal) : c'est un complément essentiel, ni COI, ni CC libre.
Vérif
Écarter le CC. Un CC de manière comme à toute vitesse serait mobile et supprimable. Ici, à sa mère répond à à qui ? et n'est pas supprimable sans vider le verbe : c'est bien un complément d'objet.
Réponse
Réponse attendue (formulation modèle) : « à sa mère est un groupe nominal prépositionnel, COI du verbe téléphoner : le verbe se construit avec la préposition à (téléphoner à quelqu'un) et le groupe se pronominalise par lui (il lui téléphone). »
MéthodeTrancher entre attribut du sujet et épithète détachée
Question typique : « Donnez la fonction du mot souligné : Heureuse, elle entra dans la pièce. »
1
Chercher un verbe d'état. L'attribut du sujet relie le sujet à une qualité par l'intermédiaire d'un verbe d'état (être, paraître, sembler, devenir, rester, demeurer, avoir l'air, passer pour).
« Heureuse, elle entra » → le verbe est entra (verbe d'action), pas un verbe d'état.
2
Conclure selon la présence du verbe d'état. Pas de verbe d'état entre le sujet et l'adjectif → ce n'est pas un attribut, mais une épithète détachée (séparée par une virgule, mobile).
« Elle entra dans la pièce, heureuse » → l'adjectif reste mobile et isolé par une virgule → épithète détachée.
Le geste décisif : chercher le verbe d'état. Elle semblait heureuse → attribut du sujet ; Heureuse, elle entra → épithète détachée.
Vérif
Préciser à quel mot l'adjectif se rapporte. L'épithète détachée se rapporte ici au sujet elle : on l'indique explicitement dans la réponse.
Réponse
Réponse attendue (formulation modèle) : « Heureuse est un adjectif qualificatif, épithète détachée se rapportant au sujet elle : il n'y a aucun verbe d'état entre le sujet et l'adjectif (le verbe est entra), et l'adjectif, isolé par une virgule, reste mobile dans la phrase. »
MéthodeTrouver la fonction d'un pronom relatif (qui, que, dont, où)
Question typique : « Donnez la nature et la fonction du mot souligné : La maison dont il rêvait était à vendre. »
1
Donner d'abord la nature. dont est un pronom relatif : il introduit la proposition subordonnée relative et reprend un antécédent (ici la maison). « Pronom relatif » est la nature, jamais la fonction.
2
Dépronominaliser : reconstruire la subordonnée sans le relatif, en remettant l'antécédent à la place du pronom.
La maison dont il rêvaitil rêvait de la maison.
Le pronom dont équivaut à de + la maison.
Le geste décisif : dont contient toujours de. On retrouve donc la fonction d'un groupe en de (COI, complément du nom, complément de l'adjectif…) selon le mot complété.
3
Identifier la fonction du groupe reconstruit. rêver de quelque chose : le groupe de la maison est COI du verbe rêvait. dont a donc cette fonction.
il rêvait de la maison* → COI du verbe rêvaitdont* = COI.
Vérif
Mémoriser les cas fréquents : qui est le plus souvent sujet (l'homme qui parle → l'homme parle), que le plus souvent COD (le livre que je lis → je lis le livre), est CC de lieu ou de temps (la ville je vis → je vis dans la ville). On vérifie toujours par la dépronominalisation : dont et qui changent de fonction selon la phrase.
Réponse
Réponse attendue (formulation modèle) : « dont est un pronom relatif (il reprend l'antécédent la maison et introduit la relative) ; sa fonction est COI du verbe rêvait : en dépronominalisant, on obtient il rêvait de la maison, et rêver de se construit avec un COI. »
Checkpointà vous de jouer
30 secondes

Donnez la fonction du groupe souligné : « Elle parle à son ami. »

Méthode bien en tête ? Passez à l'application.